Les meilleures parcelles sont d’habitude les terres les plus profondes, les terres les plus argileuses, les terres les plus hydromorphes. C’est grâce à leur meilleure RU que ces parcelles permettent aux maïs de bien s’en sortir les années où l’été est challengeant.

Or cette année, le printemps très humide et très froid peut avoir stressé fortement les cultures installées dans ces très bonnes terres, par des asphyxies racinaires notamment. Les cultures ont « patiné » au printemps puis dépensé beaucoup d’énergie pour rattraper leur cycle, avec pour conséquence une faible programmation.

La conséquence ? Dans les parcelles à bas ou moyen potentiel, donc avec une faible RU, les maïs et les tournesols ont superformé, avec +25 à +30 % de rendement par rapport aux moyennes habituelles. En revanche, les terres à haut potentiel n’ont pas pu profiter des conditions météo de l’été. Les rendements restent bons à très bons, mais avec seulement +0 à +10 % par rapport aux moyennes habituelles.

Ces effets ont en plus été accentués par les dates de semis : les cultures semées avant le 15 avril sont celles qui performent le mieux. En revenche, celles semées après le 15 avril peuvent s’avérer décevantes. Surtout les maïs tardifs qui ont en plus souffert d’un manque d’ensoleillement à la floraison, fin juillet/début août.