Quel gain de production grâce au maïs m3, et dans quelles conditions ?

C’est la question que s’est posée la ferme du lycée agricole de Canappeville, dans un essai encadré à l’hiver 2020-2021 par les nutritionnistes du réseau Littoral Normand (Olivier Veron et Henri Luc Landais). L’essai a comparé la production laitière des vaches nourries successivement par des maïs m3 (variétés P8333 et P8240) puis par des maïs cornés-dentés, ou inversement (selon le lot d’animaux).

La ferme de Canappeville a la particularité d’avoir 2 troupeaux distincts : un lot de vaches normandes en salle de traite, et un lot de vaches Prim’Holstein au robot. Cela permet, dans le cadre d’un essai, d’utiliser 2 silos distincts en même temps.

Les principaux résultats de cet essai :

1 : les maïs m3 ont plus d’amidon dégradable (4 à 7%)
Ces résultats concordent avec ceux des essais de Paris Grignon, et incitent à utiliser les maïs m3 en début de saison (automne/hiver), période où la différence de digestibilité entre génétiques est la plus marquée.

2 : plus de lait avec m3 pour les vaches au robot (+ 0,7 L/vache/jour)
Après une correction du stade de lactation, les maïs m3 permettent un gain de production de + 0,2 L de lait pour les vaches en salle de traite, et de + 0,7 L pour les vaches au robot. Ce gain de lait au robot est significatif. Les maïs m3 apportent en effet plus d’énergie aux vaches grâce à un amidon plus dégradable, notamment en période hivernale. Cet effet est d’autant plus marqué chez des animaux avec des niveaux de production plus important (31 kg au robot vs 24 kg en salle de traite), et donc des besoins en énergie plus importants.