Je m’appelle Régis Patour, je suis agriculteur à Rétaud à 10 km de Saintes en Charente-Maritime.
Je suis sur une exploitation familiale qui a appartenu à mon grand-père, puis à mon père et que j’ai reprise depuis 2000.
Je cultive 200 ha composés de 72 ha de maïs (dont 52 en irrigué) 24 ha de blé tendre, 27 ha en pois chiche semence, 15 ha de tournesol, 20 ha de colza, 30 ha de blé dur, 20 ha d’orge et 45 ares de chanvre.
Mon maïs c’est 100 % du Pioneer : P9300 AQUAmax = 20 ha. P9234 AQUAmax LumiGEN Premium = 7,58 ha. P8721 en irrigué = 9 ha. P8721 en culture sèche = 15 ha. P8834 = 10,70 ha et P9363 = 9,6 ha. Tous ces maïs sont ultra-précoces. Mon choix variétal s’établit en fonction du climat, de l’arrosage et de la réserve utile de mes parcelles.

PLUS DE TEMPS LIBRE POUR MA FAMILLE GRÂCE À MES MAÏS
Je pratique le tennis depuis 7 ans en amateur. Cette activité m’a apporté personnellement pas mal de recul vis à vis… de tout ! Aussi bien les soucis personnels que professionnels.
Mon but, c’est de m’amuser et de me vider la tête. J’aime jouer avec mes filles : avec la plus petite de 11 ans, je m’amuse vraiment. Avec la plus grande de 15 ans, il faut quand même que je commence à faire attention. Parce que je pense que d’ici quelques années, c’est moi qui vais courir derrière la balle.

Ce temps libre, je le dois principalement à un changement dans ma façon de travailler : pour mon maïs, je suis passé d’hybrides tardifs à des variétés plus précoces et je suis en AQUAmax depuis 5 ans.
Mon objectif est double :
– récolter plus tôt en réduisant au maximum le stress hydrique de mes maïs,
– me dégager plus de temps libre pour ma famille et ma passion.
Objectif atteint ! Depuis que j’ai testé ces variétés Pioneer® je ne travaille plus le dimanche et je peux même partir en vacances en famille au mois d’août.

 

Maïs AquaMAX : mon équilibre professionnel et familial

Mon objectif avec le maïs précoce AQUAmax est double =

1° – Optimiser l’apport en eau dans mes maïs pour éviter le stress hydrique (sécheresse et arrêtés préfectoraux) et arrêter de m’en occuper aux environs du 15 août,
2° – Avoir plus de temps libre à consacrer à ma famille, à nos vacances ensemble ainsi qu’à ma passion pour le tennis.

Auparavant je faisais des hybrides tardifs. Depuis 5 ans, je sème du maïs Pioneer P9234, hybride AQUAmax qui est très précoce, ainsi que du P9300 en AQUAMAX également. Le maïs AQUAmax valorise au maximum l’eau qu’il reçoit. Et depuis 2 ans j’ai fait le choix de la qualité Premium, ce qui m’assure un excellent enracinement dès le départ, réduisant par conséquent les petits pieds.
Bien sûr, j’observe une baisse de rendement à la récolte par rapport aux hybrides tardifs, mais qui est largement compensée par l’optimisation des apports en eau du maïs et par sa précocité.

Résultats :
je fais 2 tours d’eau en moins et je n’ai pas de frais de séchage (je les récolte aux normes), réalisant ainsi une économie d’environ 200 €/ha ! Et c’est sans compter tout le temps libre gagné que je passe avec ma femme et mes 3 filles. Ça, ça n’a pas de prix.

Maïs AquaMAX en 2020 : un rendement espéré à 130 q/ha

J’ai semé mon P9300 et mon P9234 à 96 000 grains/ha le 8 avril 2020. C’est le maximum de potentiel que je puisse faire avec ces variétés. J’avais reçu un peu plus tôt le message Sem’Expert, mais j’ai considéré que les sols étaient encore trop humides pour le semis, aussi j’ai préféré attendre un peu. Les conditions météo étaient très bonnes avec une levée rapide puis une petite période avec pas mal d’eau sur la tête. Jusqu’à la floraison on a eu des conditions idéales. J’ai arrosé mes maïs de la fin juin jusqu’au 15 août, contrairement à d’autres collègues qui ont arrosé jusqu’en septembre. Il n’y a pas eu plus de 2 à 3 journées de canicule cet été du fait de notre climat atlantique. Aujourd’hui, mes maïs sont bien cuits (NDLR : 17 septembre). Malgré cela, les épis du P9300 et du P9234 ont une excellente programmation. Je pense que nous serons encore mieux que l’an dernier au niveau rendement. Je n’ai rien modifié cette année sur la conduite de mes maïs. Je me suis servi des images satellites de FIT pour observer mes parcelles semaine après semaine afin de vérifier qu’il n’y a pas d’accidents, ni d’hétérogénéité. Cette année je n’ai remarqué aucune zone dans laquelle mon maïs a décroché, probablement parce que j’avais des tours d’eau très courts, ce qui fait que mes maïs n’ont jamais manqué d’eau.
J’ai apporté ma quantité d’eau nécessaire normalement prévue pour 2 mois en un seul 1 seul mois en juillet (puisque seul le mois de juillet a été sec). Je pense récolter début octobre 2020 et j’espère que je serai au plus près des 130 QX/HA.

MA RÉCOLTE 2020 : 122 q/ha !
J’ai tout ramassé entre 15% et 20% d’humidité (donc j’aurai une fois encore très peu de frais de séchage).
En général je suis entre 115 et 125 q/ha sur mes parcelles.
Ce faible écart de rendement entre mes différentes parcelles s’explique probablement par les pluies de printemps et de début d’été qui sont tombées au bon moment.
J’ai quelques problèmes de sétaire cette année. Cela m’invite à repenser et à adapter ma politique de désherbage pour 2021.
J’ai eu également un peu de taupins.

Je suis en accompagnement MAEC sur 5 ans (Mesures Agro-Environnementales et Climatique) pour m’aider à réduire mon IFT année après année.
Mon objectif = anticiper la baisse réglementaire à venir des phytosanitaires sur mes cultures, en faisant des essais sur 5 ans en respectant les objectifs contractuels de réduction des IFT, aidé pour cela par la prime de 12 000 €/an x 5 ans avec des objectifs à atteindre.

Je dois entre autres : casser les rotations, les allonger, calculer mes IFT (qui doivent être à la baisse bien évidemment).
J’ai encore quelques problèmes de désherbage que je ne peux corriger par du mécanique en raison de la nature hétérogène de mes sols.
Pour réduire au maximum mes IFT, je développe l’usage des biocontrôles, je cultive du colza associé (avec du fenouil grec).

Mes choix pour la saison 2021

Je referai du P9300 – P9234 – P8721 et P8834.
Soient +/-55 ha en irrigué et 15 ha en sec. Tout dépendra des semis d’hiver (blé).

Nouveauté 2021 : Je sèmerai un nouvel hybride Pioneer que j’ai fait en essai cette année : le P9889
P9889 AQUAmax est cette année devant tous mes hybrides en termes de rendement à l’hectare pour le même taux d’humidité.
Par conséquent, j’en sèmerai 5 à 6 hectares pour commencer, et si 2021 est concluant, alors je le sèmerai sur un plus grand nombre d’hectares en 2022.

Je pense que je remettrai du désherbage en 2021 avec un anti-germinatif au semis, pour limiter au maximum les problèmes de sétaire.

Dans le coin, tout le monde est en Pioneer et pas mal sont en AQUAmax, même ceux qui arrosent énormément. Avec AQUAmax, on sait qu’il n’y aura pas de surprise.

Mon tour de plaine avec Fabien le 19 septembre 2019

Je retrouve Fabien de Pioneer dans mon champ de maïs AQUAmax P9234, Premium. Nous sommes le 19 septembre. J’ai semé au 1er avril à 96000 grains/ha après réception du SMS Sem’Expert de la part de Pioneer. J’ai commencé à irriguer au 24 juin, puis tous les 7/8 jours. Soit 6 tours d’eau de 30/35 mm dont le dernier fait aux alentours du 15août. Je ramasse presque tous les ans à 15% d’humidité (contre 25% d’habitude avec des variétés plus tardives). Cela équivaut à des maïs à 145 qx/ha à 25/26%. J’ai choisi Premium sur 90% de l’exploitation après des essais réussis l’année dernière. Son excellent enracinement dès le départ m’a permis de constater un écart de rendement de +4 qx/ha par rapport aux autres variétés. Cultiver des maïs précoces, c’est faire le choix de la sécurité : leur cycle est fait avant les gros coups de chaleurs et la sécheresse de l’été.

MA RÉCOLTE 2019 : 110 q/ha !
J’ai cueilli mon maïs le 14 octobre 2019. Tout s’est bien passé et les résultats sont là : j’ai récolté à une moyenne de 110q/ha avec un maïs à 19% d’humidité. Le maïs AQUAmax c’est pour moi une valeur sûre. Et P9234 en particulier sera la valeur sûre de l’année prochaine à moins que Pioneer me trouve une autre variété encore meilleure !